Tonga

ROYAUME DES TONGA
CAPITALE : Nuku’alofa
SUPERFICIE : 748 km_
POPULATION : 98 000
CHEF DE L’ÉTAT : Taufa’Ahau Tupou IV
CHEF DU GOUVERNEMENT : Ulukalala Lavaka-Ata
PEINE DE MORT : abolie en pratique
CONVENTION SUR L’ÉLIMINATION DE TOUTES LES FORMES DE DISCRIMINATION À L’ÉGARD DES FEMMES : non signée
PROTOCOLE FACULTATIF À LA CONVENTION SUR L’ÉLIMINATION DE TOUTES LES FORMES DE DISCRIMINATION À L’ÉGARD DES FEMMES : non signé

Le gouvernement a pris des mesures visant à restreindre la liberté de la presse ainsi que le pouvoir de contrôle des tribunaux sur ses décisions.

Menaces sur la liberté d’expression
En février, les autorités ont interdit la publication du Taimi ‘o Tonga, un journal privé, l’accusant d’être « un organe de presse étranger animé par des intérêts politiques ». La Cour suprême a annulé cette décision, puis une seconde, identique, au mois de mai. Après les efforts répétés du gouvernement pour empêcher que le journal paraisse aux Tonga, le directeur de la publication, Kalafi Moala, avait transféré celui-ci en Nouvelle-Zélande. Cette interdiction a fait suite à la décision de la Cour suprême, en 2002, d’accorder réparation à trois journalistes, dont Kalafi Moala et le député ’Akilisi Pohiva, qui avaient été incarcérés illégalement en 1996 et qu’Amnesty International considérait comme des prisonniers d’opinion.
En mai, ’Akilisi Pohiva, son fils, Po’oi Pohiva, et le député ’Iseleli Pulu ont été acquittés dans le cadre d’un procès pour faux et sédition intenté contre le magazine Kele’a, lié au Tonga Human Rights and Democracy Movement (Mouvement tongan pour la démocratie et les droits humains), qui avait fait paraître, au mois de janvier 2002, un article sur les avoirs du roi à l’étranger.
En juin, le gouvernement a annoncé qu’il entendait modifier les garanties constitutionnelles protégeant la liberté d’expression et restreindre le pouvoir de contrôle des décisions du Parlement et du Privy Council (Conseil privé, organe exécutif supérieur nommé par le roi) conféré à la Cour suprême. En octobre, en dépit de l’opposition sans précédent suscitée par ce projet au sein de l’opinion publique, le Parlement a voté une modification de la Constitution dans le sens d’une plus grande réglementation et d’une moindre liberté d’expression des médias, notamment au nom de la sécurité nationale et de motifs d’ordre culturel et religieux. En outre, les demandes de réparation en cas d’interdiction de parution étaient désormais impossibles.
Au mois de juillet, une loi interdisant aux étrangers de posséder un organe de presse au Tonga a été adoptée ; elle a été perçue comme une attaque directe contre Kalafi Moala, qui est de nationalité américaine. En octobre, la Loi sur les journaux a été promulguée ; elle imposait à ceux-ci une réglementation encore plus sévère et permettait d’en mieux contrôler le contenu.

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