Lettonie

Des lesbiennes, des gays, des personnes bisexuelles et des transgenres ont été victimes de harcèlement de la part de représentants de l’État. Des cas de mauvais traitements en prison ont été signalés.

République de Lettonie
CHEF DE L’ÉTAT : Valdis Zatlers
CHEF DU GOUVERNEMENT : Ivars Godmanis, remplacé par Valdis Dombrovskis le 12 mars
PEINE DE MORT : abolie sauf pour crimes exceptionnels
POPULATION : 2,2 millions
ESPÉRANCE DE VIE : 72,3 ans
MORTALITÉ DES MOINS DE CINQ ANS (M/F) : 12 / 10 ‰
TAUX D’ALPHABÉTISATION DES ADULTES : 99,8 %

Contexte

La crise financière mondiale a eu des retombées particulièrement importantes en Lettonie. La réduction drastique des dépenses publiques a affecté le financement des forces de police, le maintien du salaire minimum national et les exemptions d’impôts pour les revenus les plus faibles. Dans le secteur public, les salaires ont été baissés de plus de 20 %.

Droits des lesbiennes, des gays, des personnes bisexuelles et des transgenres

Le 8 mai 2009, la commission du conseil municipal de Riga chargée des réunions, défilés et manifestations a autorisé la tenue de la Baltic Pride, une marche en faveur des lesbiennes, des gays, des personnes bisexuelles et des transgenres organisée par des ONG d’Estonie, de Lettonie et de Lituanie. Le 13 mai, cependant, 34 des 60 conseillers municipaux de la ville ont demandé l’annulation de cette décision au motif que l’événement constituait un outrage aux bonnes mœurs et une menace à la sécurité publique. Le 14 mai, le conseil a retiré l’autorisation accordée, mais cette décision a été annulée le lendemain par le tribunal municipal de Riga. La marche a eu lieu le 16 mai, sous protection policière. Des contre-manifestants ont accablé les participants d’injures homophobes.

Torture et autres mauvais traitements

Dans un rapport publié en décembre 2009 sur sa visite effectuée en Lettonie en décembre 2007, le Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) s’est dit préoccupé par des allégations de mauvais traitements physiques infligés par des membres du personnel pénitentiaire à des détenus des prisons de J ?kabpils, Daugavpils et Jelgava, et du Centre correctionnel de C ?sis. Le CPT a reproché aux autorités de ne pas avoir mené d’enquête exhaustive, impartiale et indépendante sur ces allégations. Il a également fait état d’un degré élevé de violence entre prisonniers, que les autorités ne faisaient rien pour empêcher ni pour limiter. Cette violence poussait certains détenus à s’auto-infliger des blessures, dans le but d’être transférés dans des établissements pénitentiaires plus sûrs.

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