Niger

Des détenus accusés d’appartenir à des groupes terroristes ont été victimes de mauvais traitements. Plusieurs travailleurs humanitaires ainsi que leur chauffeur ont été enlevés par un groupe armé et sont restés trois semaines aux mains de leurs ravisseurs.

RÉPUBLIQUE DU NIGER
Chef de l’État : Mahamadou Issoufou
Chef du gouvernement : Brigi Rafini

Contexte

Des affrontements ont éclaté entre les forces gouvernementales et des groupes armés basés au Mali et au Nigeria. Dans le nord du pays, l’armée a renforcé le dispositif de sécurité pour contrer les éléments de groupes armés impliqués dans des prises d’otages, le trafic de drogue et le grand banditisme.

La crise qui a suivi la tentative de coup d’État militaire au Mali, en mars, a poussé au moins 50 000 personnes à se réfugier au Niger, dans des camps d’accueil où l’accès aux soins et aux produits de première nécessité était très limité.

Torture et autres mauvais traitements

Plusieurs personnes, dont des citoyens nigérians, qui étaient accusées d’être membres d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) ou de Boko Haram – un groupe armé islamiste nigérian – et soupçonnées d’activités terroristes, ont fait l’objet de mauvais traitements au moment de leur interpellation ou peu après, lors de tentatives visant à leur extorquer des « aveux ».
*En avril, Moustapha Madou Abba Kiari a été arrêté à Difa, près de la frontière avec le Nigeria, et frappé à coups de poing et de pied. Accusé d’appartenir à Boko Haram, il a été inculpé d’infractions à la législation antiterroriste.

Exactions perpétrées par des groupes armés

Plusieurs personnes, étrangères pour certaines, ont été enlevées par des groupes armés.
 En octobre, cinq travailleurs humanitaires (quatre Nigériens et un Tchadien) ainsi que leur chauffeur, également nigérien, ont été enlevés à Dakoro par des individus armés. Ils ont été retenus captifs pendant trois semaines. L’otage tchadien, blessé par balle au moment de son enlèvement, est mort peu après.

Justice internationale

En mai, les autorités nigériennes se sont dites prêtes à étudier la demande d’extradition formulée par la Libye à l’encontre de plusieurs hauts responsables du gouvernement de l’ex-président Mouammar Kadhafi qui se sont réfugiés au Niger.
 En février, dans le cadre d’une opération d’Interpol, Saadi Kadhafi, un des fils de l’ancien dirigeant libyen, a été assigné à domicile à Niamey après être apparu sur une chaîne de télévision arabe et avoir menacé la Libye d’un soulèvement imminent. À la fin de l’année, il restait soumis à des restrictions à sa liberté de mouvement et de communication.

Visites et documents d’Amnesty International

 En avril, une délégation d’Amnesty International s’est rendue au Niger, dans des camps accueillant des réfugiés maliens.

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