Écrire Des manifestants détenus sont privés de soins médicaux

Au moins 15 membres du Mouvement islamique du Nigeria (MIN), dont deux mineurs, souffrent de blessures par balles et ont besoin de soins médicaux urgents. Ils ont été blessés lorsque la police a tiré des gaz lacrymogènes et des balles réelles pour disperser une manifestation pacifique à laquelle ils participaient. Ils sont privés d’accès à des soins médicaux et de tout contact avec leurs avocats et leurs proches depuis leur arrestation le 22 juillet.

Le MIN est une organisation religieuse et politique chiite dont le leader, Ibraheem Yaqub El Zakzaky, est adepte de l’islam chiite au Nigeria depuis les années 1980. D’après des recherches effectuées par Amnesty International, plus de 350 membres du MIN ont été tués par les forces de sécurité entre le 12 et le 14 décembre 2015 à Zaria, dans l’État de Kaduna.
Depuis le massacre de Zaria en 2015, les forces de sécurité nigérianes usent systématiquement d’une force excessive pour réprimer les manifestants non armés du MIN. Le 31 octobre 2018, une enquête menée par Amnesty International a montré que le recours excessif à la force par des soldats et des policiers a provoqué l’homicide d’au moins 45 sympathisants du MIN en deux jours, lorsque ce groupe musulman chiite a organisé une procession religieuse pacifique à travers Abuja. Ils demandaient la libération d’Ibraheem El Zakzaky, dont la détention a été qualifiée d’illégale et d’anticonstitutionnelle par un tribunal fédéral en décembre 2016.
Depuis quelques jours, des membres du MIN organisent des manifestations pacifiques quotidiennes à Abuja, la capitale fédérale, réclamant la libération d’Ibraheem El Zakzaky, qui est toujours en détention et a besoin de soins médicaux.
Les autorités nigérianes n’ont amené personne à rendre des comptes pour l’exécution extrajudiciaire de manifestants du MIN non armés, ce qui encourage les membres des forces de sécurité à agir davantage encore en toute impunité.

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