Écrire Quarante manifestant·e·s ont été libéré·e·s, dix sont toujours en détention

Un juge du tribunal de Cabinda a ordonné la libération provisoire de plus de 40 manifestant·e·s le 19 avril. Dix autres manifestant·e·s sont toujours détenu·e·s arbitrairement sans inculpation. Ces personnes avaient été arrêtées en raison de leur participation à des manifestations pacifiques. Une femme est détenue à la prison de Yabi et neuf hommes sont détenus à la prison civile de la province de Cabinda.

Plusieurs manifestant·e·s ont affirmé que des policiers leur avaient infligé de mauvais traitements.

Le traité de Simulambuco a été signé le 1er février 1885. Il a conféré à Cabinda le statut de protectorat de la couronne portugaise.

Le 7 janvier, le secrétaire du Mouvement pour l’indépendance de Cabinda (MIC) a envoyé un message à João Manuel Gonçalves Lourenço, le président de la République d’Angola, en mettant en copie le gouvernement de la province de Cabinda, le commandement des services de police de la province, le procureur de la République, les partis politiques angolais et d’autres représentants des autorités, afin de les informer de la tenue d’une manifestation pacifique prévue pour le 1er février. Le MIC a demandé à la police angolaise d’être présente à la manifestation afin de garantir la sécurité des participant·e·s.

Cabinda est une bande de terre enclavée entre la République démocratique du Congo et le Congo. Cette province est reconnue sur le plan international comme faisant partie de l’Angola, et produit la majorité du pétrole exporté par ce pays. Des groupes séparatistes réclament l’indépendance ou l’autonomie de Cabinda depuis plus de 20 ans. Les tentatives de négociations entre le gouvernement angolais et les représentants des groupes séparatistes de Cabinda ont jusqu’à présent échoué.

Le 28 janvier, les forces angolaises de sécurité ont arrêté huit jeunes militant·e·s du Mouvement pour l’indépendance de Cabinda à leur domicile, dans la province de Cabinda, en Angola. Ces personnes préparaient des tracts en prévision d’une manifestation pacifique le 1er février.

Le lendemain, 20 personnes, parmi lesquelles des membres des familles et des collègues des jeunes militant·e·s appréhendé·e·s, ont été arrêtées par la police alors qu’elles menaient une action de protestation pacifique devant le bâtiment du service des enquêtes criminelles, également à Cabinda, afin de demander la libération de leurs proches.

Des manifestant·e·s sont descendu·e·s dans les rues de Cabinda le 1er février afin de commémorer le 134e anniversaire de la signature du traité de Simulambuco, de réitérer les appels en faveur de l’indépendance de Cabinda vis-à-vis de l’Angola, et de demander la libération des personnes arrêtées précédemment. Le 12 février, la police a arrêté un autre militant pour sa participation présumée à cette même manifestation.

Amnesty International est également préoccupée par le recours excessif à la force par la police contre des manifestant·e·s et par l’arrestation arbitraire de ces personnes. Le 1er mars, des militant·e·s du MIC et des proches des 50 manifestant·e·s détenu·e·s devaient manifester sur la place du 1er mai à Cabinda pour demander leur libération. La police est arrivée avant le début de la manifestation et a commencé à attaquer les manifestant·e·s, leur infligeant des coups de pied et de poing. La police a arrêté 11 personnes qui ont été libérées quelques heures plus tard sans inculpation. Sept des personnes arrêtées ont été hospitalisées en raison des violences de la police et sont rentrées chez elles le lendemain.

Plusieurs manifestant·e·s, notamment certaines des personnes libérées, ont affirmé avoir été victimes de mauvais traitements aux mains des policiers lors de leur arrestation et en prison. Ces personnes affirment avoir été frappées par des policiers.

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