Écrire Seize militants libérés ; 61 autres personnes restent en prison

Les militantes et militants nicaraguayens surnommés « aguadores » (porteurs d’eau) ont été libérés le 30 décembre 2019 mais sont toujours inculpés. Leur procès, qui devait avoir lieu le 30 janvier 2020, a été reporté.

Au 27 février, au moins 61 personnes restaient détenues pour des motifs liés aux manifestations de 2018.

Amnesty International continuera d’étudier les actions possibles pour obtenir l’abandon des poursuites engagées contre ces 16 militants et militantes et la libération des autres personnes encore emprisonnées.

Le 18 avril 2018, une série de réformes du système de sécurité sociale a déclenché un mouvement social de grande ampleur au Nicaragua. Les manifestations ont été violemment réprimées. Cette crise a entraîné la mort de 328 personnes et fait plus de 2 000 blessés. Des centaines de personnes ont été arrêtées. En mars 2019, le gouvernement a pris l’engagement de libérer toutes les personnes détenues uniquement pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique, mais il ne l’a pas tenu. Le 8 juin 2019, l’Assemblée nationale du Nicaragua a adopté une loi d’amnistie concernant ces prisonniers, mais des organisations locales estiment qu’au moins 61 d’entre eux restent aujourd’hui emprisonnés.

Le 14 novembre 2019, la police nicaraguayenne a arrêté et emprisonné 16 militantes et militants à la sortie de l’église paroissiale de San Miguel à Masaya, au Nicaragua. Ces personnes distribuaient de l’eau à un groupe de grévistes de la faim qui réclamaient la libération de leurs proches, arrêtés pour avoir participé aux manifestations. Le 30 décembre 2019, les autorités ont libéré 91 personnes, parmi lesquelles se trouvaient les 16 militantes et militants arrêtés en novembre. Ces derniers demeurent toutefois inculpés. Au moment de la rédaction de cette Action urgente, aucune nouvelle audience consacrée à ce dossier n’avait eu lieu.

D’après des organisations locales, les intéressés n’ont pas été informés officiellement de la suspension de l’audience prévue le 30 janvier.

La campagne publique menée en faveur des personnes emprisonnées à la suite de la crise d’avril 2018, notamment sous la forme des appels envoyés par les membres d’Amnesty International, a contribué à des évolutions positives dans cette affaire. Amnesty International continue à suivre la situation et travaillera avec des organisations locales afin que toutes les personnes détenues pour avoir exercé leurs droits fondamentaux depuis le début de la crise au Nicaragua soient libérées immédiatement et que toutes les poursuites engagées contre elles soient abandonnées.

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