Écrire Trois jeunes emprisonnés à l’issue d’un procès inique

Le 9 avril, Afonso S. Muatchipuculo (22 ans), António J. Fernando (18 ans) et Justino H. Valente (21 ans), trois élèves du secondaire, ont été condamnés à sept mois d’emprisonnement par le tribunal de la province de Malanje, à l’issue d’un procès inique. Ils avaient été arrêtés le 4 avril parce qu’ils auraient jeté des pierres sur le convoi du vice-président, à Malanje. Or, ils n’étaient pas présents sur les lieux au moment des faits.

António J. Fernando, élève de troisième, et Justino H. Valente, élève de terminale, avaient été choisis par leur école pour accueillir le vice-président le 4 avril au palais des sports Palanca Negra de Malanje. Arrivés en retard, ils n’ont pas pu entrer et ont décidé de partir.

Sur place, plus de 100 manifestants attendaient le vice-président pour demander la destitution du gouverneur de la province de Malanje. Certaines personnes auraient jeté des pierres sur le convoi.

Environ une heure après l’incident, Afonso S. Muatchipuculo, António et Justino ont été arrêtés au marché, à quelque quatre kilomètres du palais des sports, alors qu’ils rentraient chez eux. Le chef de la police a affirmé les avoir vus parmi les personnes qui avaient jeté des pierres, en précisant qu’il les avait reconnus à la couleur de leur chemise. Bien que les trois élèves ne se soient pas trouvés au palais des sports au moment de la manifestation, la police a utilisé les chemises comme élément de preuve au tribunal.

Afonso, António et Justino ont été jugés et condamnés à sept mois d’emprisonnement le 9 avril, sans la présence d’un avocat.

L’accusation n’a cité aucun témoin. Les prévenus n’ont pas eu la possibilité de contester les éléments à charge, de procéder à un contre-interrogatoire du chef de la police ni de citer des témoins. Ils purgent actuellement leur peine dans une prison située à 50 kilomètres de Malanje ; il est donc difficile pour leur famille de leur rendre visite.

Le procès et l’incarcération d’Afonso, d’António et de Justino sont clairement injustes et iniques et constituent une violation manifeste du droit angolais et du droit international.

Les droits aux libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique sont couramment réprimés en Angola. Les autorités persécutent souvent manifestants, détracteurs du régime et médias par la voie judiciaire afin de les réduire au silence. Ces 10 dernières années, des manifestants pacifiques ont été tués, blessés, victimes de disparition, jugés de manière inique et emprisonnés.

Des pétitions et des lettres peuvent également être adressées à la Mission permanente de l’Angola auprès des Nations unies :

Ambassadeur
Ismael Gaspar Martins
Angola Permanent Mission UN
820 2nd Avenue, 12th Floor
New York, NY 10017, États-Unis
Fax : +1 212 861 9295
Courriel : themission@angolaun.org

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