Signer en ligne Stop à la répression des défenseures en Arabie Saoudite

Mise à jour 02/05/2019 : Le 28 mars 2019, après 10 mois de détention arbitraire, Iman al Nafjan, Aziza al Yousef et Ruqayyaa al Mhareb ont été libérée provisoirement. Le 2 mai, ce sont Amal al Harbi, Dr Hatoon al Fassi, Dr Abir a Namankani et Maysaa al Mane’a qui ont été libérées à leur tour. Mais les charges pèsent toujours sur elles !

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ARRÊTÉES POUR AVOIR DÉFENDU LES DROITS HUMAINS

L’année 2018 a été marquée en Arabie saoudite par la fin de l’interdiction faite aux femmes de conduire. Cependant, en même temps que Ryad se félicitait de cette avancée, plusieures défenseures des droits humains de renom ont été arrêtées par le gouvernement pour les punir de leurs activités pacifiques.

En mai 2018, lors d’une première vague d’arrestations, Loujain al Hathloul, Iman al Nafjan et Aziza al Yousef ont été arrêtées et détenues au secret pendant plusieurs semaines, aux côtés de plusieurs autres militantes. Elles ont subi une campagne honteuse de diffamation par le gouvernement saoudien, qui a accusé dans les médias six militants et une autre personne d’avoir formé une « cellule », représentant une menace pour la sécurité nationale en raison de leurs « contacts avec des instances étrangères dans le but de saper la stabilité du pays et la paix sociale ».

En juillet 2018, ce sont les défenseures des droits humains Samar Badawi et Nassima al Sada qui ont été emprisonnées. Elles étaient déjà toutes deux régulièrement prises pour cibles et harcelées en raison de leurs activités en faveur des droits humains, et font l’objet d’une interdiction de voyager. Samar Badawi est la sœur du blogueur Raif Badawi, condamné à 1 000 coups de fouet et 10 ans de prison pour avoir créé un site Internet dédié au débat public. Nassima al Sada a été placée à l’isolement.

ACCUSÉES D’AVOIR COMMUNIQUÉ AVEC L’ÉTRANGER

Le 13 mars 2018, les charges pesant sur Loujain, Aziza, Iman et 8 autres défenseures des droits humains ont enfin été révélées. Elles ont été accusées d’avoir pris contact avec des organisations internationales, des médias étrangers et d’autres militants, notamment avec Amnesty International dans le cadre de leur travail en faveur des droits humains. Certaines d’entre elles ont également été accusées de promouvoir les droits des femmes et de réclamer la fin du système de tutelle masculine. Elles risquent également d’être condamnées pour cybercriminalité pour avoir « stocké et diffusé des » informations sur le web qui seraient contraire aux valeurs religieuses et morales, ou dangereuse pour l’ordre public » et puni de 5 ans d’emprisonnement et 3 millions de riyals saoudiens (environs 800 000 euros).

Le 28 mars 2019, après 10 mois de détention arbitraire, Iman al Nafjan, Aziza al Yousef et Ruqayyaa al Mhareb ont été libérée provisoirement. Le 2 mai, ce sont Amal al Harbi, Dr Hatoon al Fassi, Dr Abir a Namankani et Maysaa al Mane’a qui ont été libérées à leur tour. Mais les charges pèsent toujours sur elles !

LA MOBILISATION NE DOIT PAS FAIBLIR

S’il s’agit d’une magnifique victoire pour les droits humains, la mobilisation ne doit pas faiblir. Les libérations ne sont que provisoires et des charges pèsent encore sur les militantes. Plusieurs autres sont encore en prison et Nassima al Sada est toujours détenue à l’isolement dans une prison éloignée de sa famille. Par ailleurs, aucune enquête n’a été ouverte sur les faits de torture en détention que certaines ont dénoncés.

L’Arabie saoudite ne peut pas continuer de clamer qu’elle soutient les droits des femmes et d’autres réformes, tout en s’en prenant aux défenseurs de ces droits parce qu’ils exercent pacifiquement leur activité. Et nous ne pouvons pas continuer de détourner les yeux pendant que se poursuit en Arabie saoudite cette persécution incessante visant les défenseurs des droits humains. Signez notre pétition pour demander l"annulation des charges pesant sur les défenseures et la libération de celles qui sont toujours emprisonnées.

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