Signer en ligne En Égypte, les droits des professionnels de la santé profondément bafoués

Les membres du personnel soignant égyptien qui se sont risqués à dénoncer la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement, ont pour beaucoup été la cible des autorités. Harcèlement, tentatives d’intimidation ou encore arrestations arbitraires, ces attaques à leur encontre entravent leurs droits fondamentaux mais porte aussi atteinte au droit d’accès à la santé et à l’information des populations.

Les professionnels de la santé, en première ligne du combat contre la pandémie

Selon le syndicat égyptien des médecins, les risques encourus par les soignants sont bel et bien réels. Au moins 68 d’entre eux sont morts, tandis que plus de 400 ont été testés positifs depuis le début de l’épidémie en Égypte, mi-février.

Pourtant, une grande partie des fonctionnaires et cadres d’hôpitaux ne prennent aucune mesure pour renforcer la protection et vont jusqu’à menacer explicitement les médecins qui, craignant pour leur sécurité, refuseraient de se rendre au travail. Dans une lettre rendue publique, le gouverneur du Nord Sinaï a prévenu que “tout médecin ou membre du personnel infirmier qui refuse de faire son travail ou qui s’absente de son travail sera convoqué par l’ANS”.

Persécutés et détenus pour avoir exprimé leurs inquiétudes face à la crise du COVID-19

Entre mars et juin 2020, huit membres du personnel soignant, dont six médecins et deux pharmaciens, ont été arrêtés arbitrairement par les autorités égyptiennes. Parmi eux, les médecins Hany Bakr et Ahmad Sabra, placés en détention provisoire pour avoir critiqué, sur les réseaux sociaux, les mesures prises par le gouvernement. Le médecin Ibrahim Badawi, quant à lui, a été arrêté suite à la rédaction d’un article désapprouvant la réaction du gouvernement face à la pandémie, et révélant les lacunes structurelles du système de santé égyptien.

Alors qu’il devraient être protégés, les professionnels de la santé sont pour beaucoup victimes des méthodes répressives auxquelles recourent les autorités égyptiennes face à la crise de la pandémie.

La campagne de harcèlement et d’intimidation qui les vise doit prendre fin immédiatement, et les professionnels de la santé doivent être libres d’exprimer pacifiquement leur opinion afin d’alerter l’opinion publique, sans risquer d’être emprisonné.

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