Signer en ligne Grèce. Il faut des soins de santé aux migrants et à leurs enfants !

Des camps de migrants surpeuplés sur des îles grecques

La Grèce est l’un des principaux pays d’accueil des personnes demandeuses d’asile, réfugiées et migrantes qui viennent en Europe. Depuis 2015, les systèmes grecs d’asile et de protection sociale sont constamment sous pression et il faut reconnaître que les politiques de l’UE n’ont pas apporté un soutien efficace. Cependant, les personnes demandeuses d’asile, réfugiées et migrantes qui se trouvent actuellement dans ce pays vivent souvent dans des conditions épouvantables et n’ont pas ou quasiment pas accès au système social ou à des possibilités d’insertion. La population des îles de la mer Égée a atteint un nombre record, avec 42 041 personnes présentes au 6 janvier 2020, contre seulement 17 034 le 6 juillet 2019.

Des îles en Grèce sans accès aux soins de santé

Depuis 2016, les personnes demandeuses d’asile et les autres membres de « groupes vulnérables » qui ne remplissent pas les conditions requises pour obtenir un numéro de sécurité sociale (AMKA) ont droit à une carte de soins de santé pour étrangers (« K.Y.P.A ») leur donnant accès à des soins de santé gratuits au sein du système public. Toutefois, le processus d’attribution de la K.Y.P.A. est jusqu’ici resté non opérationnel.

Par une décision de juillet 2019, le ministère du travail a retiré la circulaire qui réglementait les conditions d’attribution de l’AMKA, le numéro de sécurité sociale des Grecs, aux ressortissants non grecs. Depuis lors, aucune procédure n’a été mise en place pour accorder l’AMKA aux personnes demandeuses d’asile et aux enfants de personnes migrantes en situation irrégulière.

Des tentatives des politiques grecs non-abouties

En novembre 2019, une tentative de remédier au problème a été trouvée en prévoyant que les personnes demandeuses d’asile auraient accès aux soins de santé publics grâce à un « numéro temporaire d’assurance et de soins de santé pour les ressortissants de pays tiers » (PAAYPA). Cependant, les enfants de personnes migrantes en situation irrégulière et les personnes demandeuses d’asile non parvenues au terme de la procédure d’enregistrement de leur demande ne sont pas couverts par le PAAYPA. De plus, deux mois après l’adoption de la loi, le PAAYPA n’est pas encore opérationnel. Les centres de soins se détériorent et les ONG présentes sur place n’ont pas les moyens de répondre à l’ampleur des besoins existants.

Sans accès aux soins de santé, les demandeurs d’asile et les enfants de personnes migrantes sont en danger. Les autorités grecques doivent remédier à la situation ! Signez notre pétition !

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