Il faut libérer Stanis Bujakera

Stanis Bujakera

En République démocratique du Congo (RDC), le journaliste, Stanis Bujakera, actuellement détenu depuis septembre 2023 en raison de son travail journalistique doit être libéré immédiatement.

ARRÊTÉ ET DÉTENU POUR SON TRAVAIL JOURNALISTIQUE

Stanis Bujakera Tshiamala est un correspondant pour Thomson Reuters et Jeune Afrique en République démocratique du Congo. Il occupe également le poste de rédacteur en chef adjoint au sein du site Actualité.CD.

Le 8 septembre, il fait l’objet d’une arrestation arbitraire à l’aéroport de N’djili à Kinshasa, alors qu’il se préparait à embarquer sur un vol en direction de Lubumbashi. Il a été maintenu en détention de manière illégale pendant trois jours avant d’être placé en détention provisoire le 11 septembre. Ses téléphones portables et son ordinateur ont été saisis et fouillés sans mandat.

Les autorités l’accusent de "propagation de faux bruits" et de "diffusion de fausses informations" en raison d’un article dont il serait, selon elles, l’auteur, mais qui n’est pas signé de son nom. Cet article, publié par Jeune Afrique le 31 août 2023, soupçonne l’Agence nationale de renseignements (ANR) d’être impliqué dans l’assassinat de Chérubin Okende, ancien ministre et figure de l’opposition.

Le 25 septembre, la haute cour de Kinshasa a rejeté la demande de libération sous caution du journaliste. Il risque une peine de 15 ans de prison.

RESTRICTION GÉNÉRALE DE L’ESPACE CIVIQUE

La détention arbitraire de Stanis Bujakera a lieu dans cette période marquée par de fortes restrictions de l’espace civique et des attaques contre les membres de l’opposition et les défenseur·es des droits humains en RDC. Les mouvements citoyens, des organisations de défense des droits humains et des partis de l’opposition ont exprimé leurs inquiétudes au sujet de ces restrictions et de ces attaques.

Les autorités et les forces de sécurité entravent les manifestations pacifiques de l’opposition, comme celle du 21 mai 2023, violemment réprimée avec au moins 27 blessés, violant ainsi le droit à la réunion pacifique et à la liberté d’expression.

Les autorités doivent garantir le respect des droits humains et veiller à la protection de la liberté de la presse.

La condamnation de Stanis Bujakera vise directement son travail en tant que journaliste, il est donc impératif qu’il soit libéré immédiatement et sans conditions.

Signez cette pétition pour exiger la libération immédiate de Stanis Bujakera

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