Ce que demande Amnesty

Amnesty International craint que la passivité de la communauté internationale face à la crise n’érode encore davantage la protection des droits fondamentaux des personnes contraintes de fuir de chez elles en raison de l’insécurité. L’organisation appelle les autorités politiques au plus haut niveau à reconnaître la nature, l’ampleur et l’urgence de la crise et à véritablement s’engager, et ce également à l’égard des personnes déplacées, afin de s’acquitter de leurs obligations juridiques individuelles et de se montrer déterminées à assumer cette responsabilité partagée au niveau international. Amnesty International invite notamment les gouvernements à prendre les mesures suivantes :

 Reconnaître le caractère immédiat de la crise et ses implications à moyen et long terme ;
 Mettre en place un fonds mondial pour les réfugiés destiné à répondre à tous les appels humanitaires de l’ONU en cas de crise, et apporter un soutien financier aux pays qui accueillent un grand nombre de réfugiés. ;
 Mettre fin aux pratiques telles que le renvoi forcé qui mettent des vies en danger ;
 Mettre fin aux pratiques qui entraînent des retours « volontaires » sous la contrainte ;
 Développer des mécanismes nationaux équitables afin d’évaluer les demandes des réfugiés et de garantir qu’ils aient accès à des services élémentaires comme l’éducation et la santé.
 Augmenter considérablement les possibilités de réinstallation en s’engageant à réinstaller collectivement sur les quatre prochaines années un million de réfugiés qui en ont actuellement besoin.
Ratifier la Convention de l’ONU relative au statut des réfugiés.

Que les migrants
• soient protégés des violences racistes et xénophobes ;
• soient protégés de l’exploitation et du travail forcé ;
• ne soient pas détenus sans raison légitime ni expulsés ;
• ne subissent aucune discrimination.

Que les réfugiés
• ne soient pas renvoyés de force dans un pays où ils risquent d’être victimes d’atteintes à leurs droits humains ;
• soient réinstallés lorsqu’ils sont en situation de vulnérabilité ;
• ne subissent aucune discrimination ;
• aient accès au travail, à un logement et à l’éducation ;
• soient autorisés à se déplacer librement et à garder leurs pièces d’identité et leurs documents de voyage.

Que les demandeurs d’asile
• soient autorisés à entrer dans un pays pour solliciter l’asile ;
• ne soient pas renvoyés dans un pays où ils risquent d’être victimes d’atteintes à leurs droits humains ;
• aient accès à des procédures de demande d’asile équitables et efficaces et, s’ils sont renvoyés dans un pays, que leur sécurité soit garantie et leur dignité respectée ;
• puissent entrer en contact avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s’ils en ont besoin ou le souhaitent.

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