Signez contre le viol

Un sondage publié en mars 2020 révèle des chiffres inquiétants en matière de viols et de violences sexuelles en Belgique. La population - et en particulier les femmes et les jeunes - est exposée à la violence sexuelle dans des proportions alarmantes. Les stéréotypes sexistes sur le viol, notamment ceux qui font porter une forme de responsabilité aux femmes pour leur agression, sont encore très présents. Les autorités n’en font pas suffisamment pour assurer la protection contre le viol, pour garantir une prise en charge optimale des victimes et pour lutter contre l’impunité. Il est grand temps d’agir.
Ce dossier sur les violences sexuelles vous permet de comprendre, d’agir et de trouver de l’aide.

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Le viol en Belgique

48 %
des Belges ont été exposé·e·s à la violence sexuelle
20 %
des femmes ont été victimes de viol
1 homme sur 2
estime qu’une victime peut être en partie responsable de son agression
1 jeune sur 5
pense qu’il ne peut pas être accusé de viol au sein du couple

Sondage sur le viol en 2020 : des chiffres alarmants

En mars 2020, en collaboration avec SOS Viol, nous avons publié un nouveau sondage sur les violences sexuelles en Belgique. Les résultats obtenus sont alarmants : près d’un·e Belge sur deux a déjà été exposé·e à au moins une forme de violence sexuelle. Parmi la population, les femmes et les jeunes sont surreprésenté·e·s parmi les victimes. Les idées reçues sur la sexualité continuent également d’alimenter la culture du viol : un homme sur cinq pense par exemple que les femmes aiment être forcées.

Lire plus : Les principaux chiffres du sondage de 2020

Les aboutissements des parcours judiciaires des victimes de viol en Belgique restent inadéquats. 53 % des affaires de viol sont classées sans suite, et très peu des dossiers poursuivis aboutissent à une condamnation effective. 77 % des répondant·e·s au sondage pensent que la Justice n’est pas efficace pour retrouver les auteurs de violence sexuelle.

Lire plus : Les recommandations d’Amnesty et SOS viol

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Infographie sur le viol en Belgique © Amnesty International

Pour une Belgique qui s’engage réellement contre le viol !

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Que faire en cas de viol ?

En temps de confinement, les services d’urgence restent accessibles pour les victimes de violences sexuelles et leurs proches.

 SOS Viol
Permanence téléphonique au numéro vert 0800 98 100 :
Lundi de 9h à 17h/ mardi au jeudi de 8h à 18h / vendredi de 8h à 10 et de 13h à 18h.
Un chat est également accessible les mardis et jeudis de 11h à 14h sur le site.
Par mail : info@sosviol.be

 Les CPVS (Centres de prise en charge des violences sexuelles) sont ouverts 7j/7 et 24h/24 au CHU de Saint-Pierre de Bruxelles, à l’Hôpital Universitaire de Gand ainsi qu’au CHU de Liège.

Le viol est un crime grave condamné par la loi. En tant que victime, vous êtes en droit d’obtenir de l’aide et d’accéder aux services de justice. Dans les premiers moments suivant une agression, il est important, si possible, de se rendre dans l’un des CPVS situés à Bruxelles, Liège et Gand, qui pourra effectuer les prélèvements strictement nécessaires en fonction de votre récit, qui pourront être utilisés en cas de dépôt de plainte. À ce titre, il est fortement conseillé de ne pas se laver après une agression et de conserver les vêtements portés. Vous aurez également la possibilité de bénéficier d’une prise en charge psychologique, et de porter plainte sur place auprès d’agent·e·s de police spécifiquement formé·e·s à ces violences. S’il n’est pas possible pour vous de rejoindre un CPVS, vous pouvez vous diriger vers un hôpital ou vers le commissariat de police le plus proche.

Lire plus : Que faire en cas de viol ? Nos conseils pratiques

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Violences sexuelles : que demande Amnesty à la Belgique ?

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Signataire de la Convention d’Istanbul sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes, la Belgique doit agir. En 2019, une coalition dont fait partie Amnesty International a rendu un rapport soulignant que seuls 20% des dispositions de la Convention étaient appliquées.
Amnesty International demande aux autorités concernées de prendre davantage de mesures et de consacrer les moyens nécessaires pour protéger la population contre le viol et prendre en charge les victimes, et notamment en :

  • consacrant un budget spécifique, transparent, pérenne et suffisant à la lutte contre le viol ; incluant la pérennisation des trois Centres de prise en charge des violences sexuelles et la création d’au moins un Centre par province ;
  • améliorant la collecte et la publication de données sur le viol (prévalence, profil des victimes, condamnations, etc.) afin de permettre aux décideur·euse·s politiques de prendre les mesures nécessaires ;
  • renforçant la formation de base et continuée des acteur·trice·s de première ligne, et notamment des acteur·trice·s policiers et judiciaires ;
  • améliorant les poursuites judiciaires, afin de réduire le taux de classement sans suite et de lutter contre l’impunité pour le viol ;
  • garantissant une prévention solide sur la question des violences sexuelles à destination de tous les jeunes.

Mythes et stéréotypes sur le viol

S’engager contre les violences sexuelles, c’est également combattre la culture du viol. Cette expression désigne le système de pensée omniprésent dans notre société permettant d’expliquer, de banaliser, d’excuser voire d’encourager le viol. À titre d’exemple, dire que la victime a subi un viol en raison de sa tenue contribue à lui faire porter la responsabilité des faits au lieu de reconnaître la responsabilité du violeur.

“Elle dit non, mais ça veut dire oui”, “Les femmes aiment la violence”, “Les hommes ont une sexualité incontrôlable”... De nombreux stéréotypes nocifs concernant les sexualités masculines et féminines nourrissent la culture du viol et engendrent de la violence. Il est urgent de déconstruire ces stéréotypes.

Lire plus : Déconstruire les mythes et stéréotypes sur le viol

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Vous vous sentez concerné·e ? Quelqu’un dans votre entourage ou parmi vos collègues pourrait avoir besoin d’aide ?

Contactez SOS Viol : soutien psychologique, accompagnement social, information juridique. Respect de l’anonymat. - Permanence téléphonique : 0800 98 100 (numéro vert gratuit et ouvert de 9h00 à 17h00) - Rue Coenraets, 23 à 1060 Bruxelles - Accueil sur rendez-vous : info@sosviol.be

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