Agression d’un manifestant de Hong Kong par la police

Les autorités de Hong Kong doivent veiller au respect des normes internationales d’équité dans les deux affaires concernant Ken Tsang Kin Chiu, roué de coups de poing et de pied par sept policiers lors de manifestations organisées l’année dernière en faveur de la démocratie, a déclaré Amnesty International lundi 19 octobre.

Les sept policiers ont été suspendus de leurs fonctions peu de temps après l’agression et inculpés jeudi 15 octobre, un an exactement après les faits. Le même jour, Ken Tsang a été arrêté et formellement inculpé lui aussi. Il est accusé d’avoir agressé des policiers et de s’être rebellé lors d’une tentative d’interpellation, une dizaine de minutes avant d’être passé à tabac. Le ministère de la Justice de Hong Kong a déclaré qu’il s’agissait d’une affaire « distincte ».

« Les autorités tentent de détourner l’attention de cette affaire importante où la police doit rendre des comptes en procédant en parallèle à l’arrestation de Ken Tsang et en le traduisant en justice. Pour beaucoup, le moment choisi est motivé par des considérations politiques, a déclaré Mabel Au, directrice d’Amnesty International Hong Kong.

« Elles ont décidé d’interpeller Ken Tsang le jour-même où ont été annoncées publiquement les poursuites engagées contre ses agresseurs, sans justifier leur décision. »

Les contestataires arrêtés par la police lors des manifestations en faveur de la démocratie ont à plusieurs reprises dénoncé les périodes prolongées séparant leur arrestation initiale et la décision de les poursuivre ou non. Cette pratique qui semble bien établie a favorisé un climat de peur qui, selon de nombreux militants, a un effet dissuasif sur la participation aux manifestations.

« Ne sachant pas s’ils vont faire ou non l’objet de poursuites pénales, ni sous quels chefs d’accusation, les contestataires hésitent à exercer pleinement leur droit de réunion pacifique », a déclaré Mabel Au.

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