Bahreïn, La libération de H. Mansoor aurait dû avoir lieu depuis longtemps

Bahrein_Hajer Mansoor

Jeudi 5 mars Hajer Mansoor, une prisonnière d’opinion qui a purgé une peine de trois ans d’emprisonnement à l’issue d’un procès manifestement inique à Bahreïn, a été libérée.

« La libération de Hajer Mansoor aurait dû avoir lieu depuis longtemps. Elle n’aurait jamais dû passer un seul jour en détention, Lynn Maalouf, directrice des recherches sur le Moyen-Orient à Amnesty International.

« Il n’est pas rare que, pour réduire au silence des militants vivant à l’étranger, les autorités bahreïnites harcèlent, menacent et détiennent arbitrairement des membres de leur famille. »

« Hajer a été condamnée à trois ans d’emprisonnement pour des accusations absurdes de “terrorisme”, uniquement en raison de ses liens familiaux avec Sayed Ahmed Alwadaei, un militant des droits humains qui réside aujourd’hui au Royaume-Uni.

« Sa parodie de procès n’était donc qu’un acte de représailles visant à intimider et faire taire un détracteur des autorités de Bahreïn qui leur avait échappé.

« Il n’est pas rare que, pour réduire au silence des militants vivant à l’étranger, les autorités bahreïnites harcèlent, menacent et détiennent arbitrairement des membres de leur famille.

« Tous les autres prisonniers d’opinion détenus uniquement pour avoir exercé sans violence leurs droits fondamentaux ou en raison de leurs liens avec des personnes ayant critiqué les autorités doivent à présent être libérés immédiatement et sans condition. »

Complément d’information

Hajer Mansoor est la belle-mère de Sayed Ahmed Alwadaei, critique véhément du gouvernement de Bahreïn qui vit en exil au Royaume-Uni.

Elle a été condamnée à une peine de prison en octobre 2017, en même temps que deux autres proches de Sayed Ahmed Alwadaei, après avoir été reconnue coupable d’accusations absurdes affirmant qu’elle avait posé de fausses bombes dans un quartier du sud-ouest de Manama, la capitale de Bahreïn, à l’issue d’un procès contraire aux règles d’équité les plus élémentaires. Les deux autres personnes condamnées étaient le beau-frère de Sayed Ahmed Alwadaei, Sayed Nizar Alwadaei, et l’un de ses cousins, Mahmood Marzooq Mansoor. Ils demeurent emprisonnés à Bahreïn.

Sayed Ahmed Alwadaei est responsable du travail de plaidoyer à l’Institut de Bahreïn pour les droits et la démocratie. Amnesty International a demandé à plusieurs reprises aux autorités bahreïnites de cesser de harceler et de prendre pour cible sa famille.

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