Bangladesh, Il faut enquêter sur le meurtre du militant rohingya bien connu Mohib Ullah

Bangladesh Rohingyas Mohib Ullah Cox's Bazaar

Le militant rohingya bien connu Mohib Ullah a été abattu dans la soirée du 29 septembre dans le camp de réfugiés de Cox’s Bazaar.

« Mohib Ullah était un représentant de premier plan de la communauté des Rohingyas, qui dénonçait la violence dans les camps et se battait pour les droits humains et la protection des réfugiés. Son assassinat adresse un message glaçant à toute la communauté. Il incombe désormais aux autorités bangladaises d’enquêter sans attendre sur son meurtre et de traduire tous les responsables présumés en justice dans le cadre de procès équitables, a déclaré Saad Hammadi, chargé de campagne pour l’Asie du Sud à Amnesty International.

« Les groupes armés qui gèrent des cartels de la drogue se livrent à des assassinats et à des prises d’otages. Il faut agir immédiatement pour éviter de nouvelles effusions de sang »

« Nous demandons aux autorités bangladaises et au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) d’œuvrer ensemble à assurer la protection des personnes qui vivent dans les camps – les réfugié·e·s, les militant·e·s de la société civile et les travailleurs·euses humanitaires, qu’ils soient membres de la communauté des Rohingyas ou de la communauté d’accueil, dont beaucoup ont dit craindre pour leur sécurité.

« La violence dans les camps de réfugiés à Cox’s Bazaar est un problème qui s’aggrave. Les groupes armés qui gèrent des cartels de la drogue se livrent à des assassinats et à des prises d’otages. Il faut agir immédiatement pour éviter de nouvelles effusions de sang. »

Complément d’information

Mohib Ullah, 48 ans, qui dirigeait l’Arakan Rohingya Society for Peace and Human Rights (Société des Rohingyas de l’Arakan pour la paix et les droits humains), a été abattu vers 20h30 à son bureau, dans le camp de Kutupalong à Cox’s Bazar. Il avait représenté [1] la communauté rohingya devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies en 2019.

« Nous demandons aux autorités bangladaises et au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) d’œuvrer ensemble à assurer la protection des personnes qui vivent dans les camps – les réfugié·e·s, les militant·e·s de la société civile et les travailleurs·euses humanitaires, qu’ils soient membres de la communauté des Rohingyas ou de la communauté d’accueil, dont beaucoup ont dit craindre pour leur sécurité »

Au moins 2 000 réfugié·e·s rohingyas ont été contraints de fuir leurs abris pour se rendre dans d’autres camps depuis que des violences ont éclaté en 2020 [2] entre deux factions rivales qui cherchent à prendre le contrôle du commerce illicite de la drogue à l’intérieur des camps. Le 7 octobre 2020, plus d’une dizaine d’abris au camp de réfugiés de Kutupalong ont été réduits en cendres.

Les réfugié·e·s rohingyas ont déclaré à Amnesty International que des affrontements ont éclaté entre un groupe qui gère un cartel de la drogue à l’intérieur du camp et un autre groupe armé appelé l’Armée du salut des Rohingyas de l’Arakan (ARSA) ; ils se battent pour contrôler les camps.

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