Bélarus, La répression de la liberté d’expression doit cesser

Biélorussie

Au moins trois autres blogueurs bélarussiens bien connus – Ihar Losik, Syarhei Pyatrukhin et Syarhei Sparish – ont été arrêtés le 25 juin 2020 dans le cadre de la répression exercée à l’approche de l’élection présidentielle prévue le 9 août.

« Nul ne devrait être sanctionné pour avoir utilisé Internet afin d’exprimer librement ses opinions sur le gouvernement et sa politique »

« Les autorités bélarussiennes mènent une purge de grande ampleur contre les voix dissidentes et se servent de lois répressives pour étouffer les critiques à l’approche des élections dans le cadre desquelles le président Alexandre Loukachenko brigue un sixième mandat consécutif. Des candidats de l’opposition, des partisans et des médias indépendants sont en butte aux arrestations arbitraires, à de lourdes amendes et à des peines d’incarcération. Aujourd’hui, ceux qui sont actifs sur les réseaux sociaux sont dans le collimateur du pouvoir, a déclaré Aisha Jung, chargée de campagne sur le Bélarus à Amnesty International.

« Nous sommes atterrés par ces dernières arrestations. Au moins deux autres blogueurs populaires, Uladzimir Nyaronski et Uladzimir Tsyhanovich, sont déjà en état d’arrestation et font l’objet de poursuites pénales. Nul ne devrait être sanctionné pour avoir utilisé Internet afin d’exprimer librement ses opinions sur le gouvernement et sa politique. Les autorités ne doivent pas oublier que la libre expression est un droit, pas un crime.

« Amnesty International réclame la libération immédiate et inconditionnelle de tous les blogueurs et demande que cesse la répression de la liberté d’expression au Bélarus. »

Complément d’information

Au cours des dernières 24 heures, les autorités bélarussiennes ont arrêté pour des motifs fallacieux Ihar Losik, administrateur de la chaîne Telegram populaire Belarus of Brain, Syarhei Pyatrukhin, administrateur des chaînes Telegram People’s Reporter et YouTube Deputies, et Syarhei Sparish, membre du comité constituant du nouveau parti d’opposition People’s Hramada (Assemblée du peuple). Un autre blogueur, Uladzimir Tsyhanovich, qui purge une peine de 15 jours de détention administrative pour avoir participé à une manifestation pacifique, est également inculpé d’« organisation et préparation d’une atteinte grave à l’ordre public » (article 342 du Code pénal du Bélarus). Le blogueur Uladzimir Nyaronski se trouve lui aussi en détention pour le même chef d’inculpation, ainsi que pour avoir « publiquement porté outrage à un représentant de l’autorité » (article 369 du Code pénal).

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