Iran, un traitement atrocement cruel infligé à Nazanin Zaghari-Ratcliffe

Avec le retour de sa fille Gabriella au Royaume-Uni, cette employée d’une organisation caritative incarcérée en Iran se retrouve privée de sa principale source de soutien

« Nous avons atteint le point critique – les autorités iraniennes devraient enfin faire ce qui est juste et libérer Nazanin. » Kate Allen

En réaction aux informations selon lesquelles la fille de Nazanin Zaghari-Ratcliffe, Gabriella, cinq ans, est repartie d’Iran pour le Royaume-Uni, Kate Allen, directrice d’Amnesty International Royaume-Uni, a déclaré :

« S’il est merveilleux de voir Gabriella retrouver son père, son retour au Royaume-Uni en ces circonstances plus que difficiles ne fait que souligner la cruauté du traitement qu’infligent les autorités iraniennes à Nazanin.

« Nazanin Zaghari-Ratcliffe est une prisonnière d’opinion, incarcérée en Iran depuis plus de trois ans et demi et aujourd’hui, elle se retrouve coupée de sa principale source de soutien, sa fillette.

« C’est d’une cruauté sans nom.

« Nous avons atteint le point critique – les autorités iraniennes devraient enfin faire ce qui est juste et libérer Nazanin et l’autoriser à rentrer chez elle pour retrouver Richard et Gabriella au Royaume-Uni. »

La campagne menée par Amnesty International en faveur de la libération de Nazanin Zaghari-Ratcliffe a reçu le soutien de plus de 200 000 personnes.

Un procès manifestement inique et des préoccupations relatives à sa santé

De nationalité britannique et iranienne, Nazanin Zaghari-Ratcliffe, 40 ans, employée d’une organisation caritative, a été arrêtée à l’aéroport Imam Khomeini de Téhéran le 3 avril 2016, avant d’embarquer dans un avion qui la ramenait au Royaume-Uni, après être venue avec sa fille en bas âge Gabriella rendre visite à sa famille dans le pays.

Après avoir été détenue à l’isolement sans pouvoir consulter un avocat, Nazanin Zaghari-Ratcliffe a été déclarée coupable d’« appartenance à un groupe illégal » et condamnée à cinq ans de prison en septembre 2016, à l’issue d’un procès manifestement inique devant un tribunal révolutionnaire de Téhéran.

Nazanin Zaghari-Ratcliffe purge actuellement sa peine de cinq ans de prison dans la tristement célèbre prison d’Evin à Téhéran. Depuis qu’elle est incarcérée, sa santé physique et psychologique a gravement décliné, et son époux Richard ne cesse d’attirer l’attention sur ce fait dans le cadre d’une campagne de soutien très médiatisée.

Ses demandes de libération pendant des périodes provisoires – auxquelles elle a droit – n’ont reçu une réponse favorable qu’en une seule occasion, en août 2018. Elle a dû retourner derrière les barreaux trois jours plus tard. Amnesty International a décrit son retour en prison le 26 août 2018 comme « une terrible déception ».

Amnesty International estime que Nazanin Zaghari-Ratcliffe est une prisonnière d’opinion, prise pour cible uniquement parce qu’elle a exercé sans violence ses droits à la liberté d’expression et d’association, et a appelé à maintes reprises les autorités iraniennes à la libérer immédiatement et sans condition.

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