Egypte : La libération de la militante Mahienour el Massry, un moment rare où la justice l’emporte

En réaction à la libération de prison, mardi 16 janvier, de Mahienour el Massry, avocate spécialisée dans la défense des droits humains, Najia Bounaim, directrice adjointe des campagnes sur l’Afrique du Nord à Amnesty International, a déclaré :

« C’est une merveilleuse nouvelle pour Mahienour, qui vient de retrouver la liberté. Elle n’aurait cependant pas dû passer un seul instant derrière les barreaux, car elle n’a été arrêtée qu’en raison de son militantisme pacifique en Égypte. Sa libération est sans nul doute un énorme soulagement pour sa famille et pour toutes les personnes qui l’ont inlassablement défendue.

« Si elles sont rares, les occasions telles que celle-ci où la justice triomphe représentent une lueur d’espoir pour les milliers d’autres personnes incarcérées en Égypte sans raison légitime dans le cadre de la politique de répression des autorités contre les militants et la société civile. Cela renforce notre conviction que ces personnes verront elles aussi dans un futur proche la justice l’emporter. En attendant, nous continuerons à œuvrer en faveur de leur libération.

« Les autorités égyptiennes doivent désormais cesser de soumettre des personnes à des détentions arbitraires, et mettre un terme à la répression brutale contre les droits humains. Nous avons par ailleurs hâte de voir Moataseem Medhat libre. Il a été relaxé dans la même affaire que Mahienour.  »

Complément d’information

Mahienour el Massry, avocate, est une ancienne prisonnière d’opinion.

Moataseem Medhat est un militant en faveur des droits des travailleurs.
Le 14 juin 2016, Mahienour el Massry, Moataseem Medhat et les militants Asmaa Naeem, Walee el Amry et Ziad Abu el Fadl ont pris part à une action de protestation à Alexandrie contre la décision du gouvernement égyptien de faire passer les îles de Tiran et de Sanafir sous le contrôle de l’Arabie saoudite.

Le 18 novembre 2017, le tribunal correctionnel de Montazah à Alexandrie a ordonné le placement en détention de Mahienour el Massry et de Moataseem Medhat jusqu’à ce qu’une décision sur leur cas soit rendue, en décembre. Le 30 décembre 2017, ce même tribunal a condamné Mahienour el Massry et Moataseem Medhat à deux ans de prison pour « participation à une action de protestation non autorisée » et « démonstration de force ». Le tribunal a par ailleurs condamné par défaut les trois autres militants à trois ans de prison.

Le 13 janvier 2018, le tribunal correctionnel de Montazah a relaxé Mahienour el Massry et Moataseem Medhat.

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