Écrire Craintes pour la santé d’un militant de la paix en détention

Les craintes sont de plus en plus vives quant à l’état de santé du militant pour la paix de l’ethnie kachin Patrick Kum Jaa Lee, placé en détention, qui souffre de plusieurs problèmes médicaux et ne reçoit sans doute pas les traitements dont il a besoin. Il a été arrêté au Myanmar en raison d’un commentaire posté sur Facebook qui tournait l’armée en dérision. C’est un prisonnier d’opinion et il doit être libéré immédiatement et sans condition.

Depuis le 27 octobre, Patrick Kum Jaa Lee se trouve en soins intensifs à l’hôpital de la prison d’Insein à Yangon – principale ville du Myanmar – en raison de ses problèmes de santé. Il a eu une petite attaque en juin 2014, et souffre d’hypertension, de gastro-entérite et d’asthme chronique. Le 23 novembre, il a eu une crise d’asthme lors de son audience au tribunal du district de Hlaing. Sa famille, qui peut lui rendre visite en prison, craint que l’hôpital de la prison ne lui prodigue pas les traitements médicaux adaptés.

Patrick Kum Jaa Lee a été arrêté chez lui le 14 octobre, sans mandat, parce qu’il avait partagé une photo sur Facebook, sur laquelle on peut voir une personne inconnue piétiner une photo du commandant en chef des armées du Myanmar, le général Min Aung Hlain, avec pour légende : « Ne partagez pas cette photo, vous seriez arrêté. »

À la suite de son arrestation, il a été inculpé au titre de la Section 66(d) de la Loi sur les télécommunications de 2013, qui prévoit un peine maximale de trois ans pour quiconque est responsable d’avoir « extorqué, contraint, restreint à tort, diffamé, importuné, causé une influence injustifiée ou menacé toute personne en utilisant un réseau de télécommunications ».
Depuis, sa demande de mise en liberté sous caution a été rejetée à plusieurs reprises.

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Si la pénétration d’Internet demeure très faible au Myanmar, Facebook est largement utilisé par ceux qui se servent d’Internet, notamment les défenseurs des droits humains, les représentants du gouvernement et les agences de presse.

Le 12 octobre, Chaw Sandi Tun, appelée également Chit Tha Mee, a été interpellée à Yangon pour un post publié sur Facebook qui tournait en dérision l’armée du Myanmar. Elle est actuellement détenue à la prison de Maubin, dans la région d’Ayeyarwady, et est inculpée au titre de la Section 66(d) de la Loi sur les Télécommunications. Il s’agit d’une prisonnière d’opinion, qui doit être libérée immédiatement et sans condition. (Voir l’AU 228/15 : https://www.amnesty.org/fr/documents/asa16/2669/2015/fr/). Amnesty International a également connaissance d’au moins deux autres personnes détenues sur la base d’accusations analogues, pour des posts publiés sur Facebook.

Amnesty International est vivement préoccupée par ces affaires, qui pourraient ouvrir la voie à un élargissement de la répression à la liberté d’expression en ligne.

Les autorités du Myanmar continuent d’arrêter et d’emprisonner des militants et des défenseurs des droits humains exerçant simplement sans violence leur droit à la liberté d’expression, garantie par l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH). Amnesty International est préoccupée par diverses lois du Myanmar qui restreignent les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique.

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