Écrire Deux défenseurs des droits des indigènes ont disparu

Le 12 février, Obtilia Eugenio Manuel et Hilario Cornelio Castro, deux défenseurs mexicains des droits humains des indigènes, ont disparu sans laisser de traces alors qu’ils étaient en déplacement dans l’État de Guerrero, (sud-ouest du Mexique). Ils sont tous deux membres de l’Organisation du peuple indigène mephaa (OPIM). Depuis 2009, en raison des activités qu’ils mènent en faveur des droits humains, Obtilia Eugenio et d’autres membres de l’OPIM ont fait l’objet de plusieurs agressions et de menaces, y compris de menaces de mort. Obtilia Eugenio a récemment été élue membre du Conseil municipal indigène de la ville d’Ayutla de los Libres (État de Guerrero). On ignore où se trouvent Obtilia Eugenio Manuel et Hilario Cornelio Castro et ce qu’il est advenu d’eux. Les autorités doivent engager des recherches de toute urgence pour déterminer où se trouvent ces deux personnes, et traduire en justice les responsbles présumés de leur disparition.

Les défenseurs et les militants des droits humains font constamment l’objet de menaces, de harcèlement et d’actes d’intimidation au Mexique. Un mécanisme fédéral destiné à protéger les défenseurs des droits humains et les journalistes a été créé en 2012, mais cela n’a pas permis de leur apporter une protection efficace.
Obtilia Eugenio Manuel est l’une des fondatrices et dirigeantes de l’Organisation du peuple indigène me’phaa (OPIM). Son organisation œuvre à la protection des droits fondamentaux des membres du peuple indigène me’phaa, et a participé à des affaires emblématiques, comme celle d’Inés Fernández Ortega, torturée par des militaires dans l’État de Guerrero en 2002 et dont le cas a été examiné par la Cour interméricaine des droits de l’homme, qui a condamné le Mexique dans un arrêt rendu en 2010.
Des membres de l’OPIM ont été la cible d’agressions et d’actes d’intimidation ces dernières années, et depuis 2009. La Cour interaméricaine des droits de l’homme a ordonné au Mexique de fournir une protection efficace à Obtilia Eugenio Manuel, à sa famille et à d’autres membres de l’OPIM, et de diligenter une enquête sur les agressions dont ces personnes ont été victimes en 2009.
Raúl Hernandez, un militant de l’OPIM, a passé plus de deux ans en prison sur la base d’accusations forgées de toutes pièces. Amnesty International l’a declaré prisonnier d’opinion en 2008. Il a finalement été libéré le 30 août 2010 (https://www.amnesty.org/fr/documents/amr41/059/2008/fr/). Quatre autres militants ont également été emprisonnés avec lui pendant 11 mois, jusqu’à leur libération.

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