Écrire Il faut empêcher qu’une réfugiée soit renvoyée de force en Ouzbékistan

Valentina Tchoupik, réfugiée reconnue en tant que telle et défenseure des droits des personnes migrantes, est retenue dans la salle de transit de l’aéroport de Cheremetievo, près de Moscou, depuis le 25 septembre.

On lui a dit que son statut de réfugiée lui avait été retiré et qu’il lui serait interdit de revenir en Russie pendant une période de 30 ans. Elle risque d’être renvoyée très prochainement en Ouzbékistan contre son gré.

Elle doit être libérée immédiatement et autorisée à rester en Russie afin de pouvoir y poursuivre ses activités.

Valentina Tchoupik a quitté l’Ouzbékistan en 2006, à la suite des événements d’Andijan. Le gouvernement avait envoyé des troupes réprimer une manifestation contre le procès de chefs d’entreprise locaux. Des centaines de manifestantes et de manifestants, pour la plupart pacifiques, avaient été tués. Valentina Tchoupik a indiqué qu’elle avait été torturée dans le contexte de ces événements. Elle s’est enfuie en Russie, craignant à juste titre d’être la cible d’une arrestation et de poursuites arbitraires, d’un procès inique, ainsi que d’actes de torture ou d’autres mauvais traitements. Le statut de réfugiée lui a été accordé en 2009.

Valentina Tchoupik est la fondatrice de l’organisation Tong Zhakhoni, qui offre une assistance juridique en Fédération de Russie aux personnes migrantes venues d’Asie centrale.

Depuis son arrestation le 25 septembre, Valentina Tchoupik donne régulièrement des informations sur sa situation depuis l’aéroport de Cheremetievo au moyen de son téléphone portable, mais celui-ci est maintenant presque déchargé. Dans son dernier message, envoyé le 30 septembre, elle disait : « Si vous n’avez plus de mes nouvelles, cela voudra probablement dire que j’ai été renvoyée en Ouzbékistan ».

J'agis

PASSEZ À L’ACTION : ENVOYEZ UN APPEL EN UTILISANT VOS PROPRES MOTS OU EN VOUS INSPIRANT DU MODÈLE DE LETTRE CI-DESSOUS

Madame la Haut-Commissaire aux droits humains,

Je vous écris pour appeler votre attention sur le cas de Valentina Tchoupik, une réfugiée et défenseure des droits humains actuellement retenue à l’aéroport de Cheremetievo. Elle est sous la menace d’un renvoi forcé imminent vers l’Ouzbékistan, pays qu’elle a fui il y a 15 ans car elle craignait à juste titre de faire l’objet de poursuites arbitraires liées à ses activités de défense des droits humains, et où elle serait exposée à une arrestation arbitraire, à un procès inique, ainsi qu’à des actes de torture ou à d’autres mauvais traitements.

Valentina Tchoupik a été arrêtée alors qu’elle revenait en Fédération de Russie depuis l’Arménie. Les gardes-frontières l’ont informée que son statut de réfugiée lui avait été retiré et qu’il lui était désormais interdit d’entrer en Fédération de Russie jusqu’en septembre 2051, au motif qu’elle aurait « présenté de fausses informations et de faux documents ». Valentina Tchoupik s’est vu accorder le statut de réfugiée en Fédération de Russie il y a plus de 10 ans et a fait renouveler ses papiers en mars 2021.

Valentina Tchoupik offre une assistance juridique gratuite en Fédération de Russie à des personnes migrantes venues d’Asie centrale. Elle est connue pour plaider en faveur du respect des procédures et des normes juridiques. L’intervention des gardes-frontières de l’aéroport de Cheremetievo ressemble fort à une manœuvre destinée à la discréditer et à la sanctionner pour ses activités.

Je vous prie instamment d’user des pouvoirs qui sont les vôtres, en votre qualité de Haut-Commissaire aux droits humains, pour :
  veiller à ce que la Russie respecte les obligations qui lui incombent en vertu du droit international relatif aux droits humains, notamment de la Convention relative au statut des réfugiés, et s’abstienne de renvoyer Valentina Tchoupik contre son gré vers un pays où elle risquerait de subir des violations des droits humains ;
  appeler à la libération immédiate et inconditionnelle de Valentina Tchoupik, et veiller à ce qu’elle puisse rester en Russie et y poursuivre ses activités de défense des droits humains.

Veuillez agréer, Madame la Haut-Commissaire aux droits humains, l’expression de ma haute considération,

LANGUE À PRIVILÉGIER POUR LA RÉDACTION DE VOS APPELS : russe
Vous pouvez également écrire dans votre propre langue.


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