Écrire On ignore toujours où se trouve un avocat soumis à une disparition forcée

Ali Jaseb avocat irakien

Une année s’est écoulée depuis l’enlèvement d’Ali Jaseb par des hommes armés soupçonnés d’appartenir aux Unités de mobilisation populaire.

Bien que le Premier ministre ait promis d’enquêter sur le sort réservé à cet homme, l’affaire est au point mort, situation aggravée par les menaces répétées dont sa famille fait l’objet.

Le 1er octobre 2019, des manifestations de grande ampleur, déclenchées par un taux élevé de chômage et un sentiment de corruption généralisée, ont débuté un peu partout en Irak. Des manifestants pacifiques ont été confrontés à un recours illégal et excessif à la force, notamment à du gaz lacrymogène, des balles réelles et des tirs de snipers. Outre les homicides illégaux de manifestant·e·s, les forces irakiennes de sécurité ont frappé, arrêté et soumis à des disparitions forcées des militant·e·s, des avocat·e·s et des journalistes. Plus de 400 morts et plus de 19 000 blessés ont été recensés depuis le mois d’octobre 2019.

Amnesty International recueille des informations sur les cas d’enlèvement et de disparition forcée de militant·e·s et de journalistes depuis le début des manifestations. Dans le cas d’Ali Jaseb Hattab al Heliji, sa famille a signalé les faits au poste de police local, ainsi qu’au Service national de sécurité irakien (Amn al-Watani). Les autorités locales ont dans un premier temps affirmé aux proches d’Ali Jaseb Hattab al Heliji qu’elles avaient ouvert une enquête, mais après que le père du jeune homme a déposé plainte auprès de la Cour fédérale à Bagdad, la police a affirmé qu’elle n’avait pas reçu le feu vert de la justice pour enquêter.

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