Mustapha Djemali et Abderrazak Krimi, deux défenseurs des droits des réfugié·es, sont détenus en Tunisie depuis mai 2024 pour avoir simplement effectué leur travail de défense des droits humains et leurs actions humanitaires. Ils ont été libérés le 24 novembre après avoir été condamné par le tribunal de première instance de Tunis en raison du des plus de 18 mois qu’ils ont déjà passés en détention arbitraire. Ils n’auraient jamais dû passer un seul jour en prison en raison de leurs activités de défense des droits humains.
Le 24 novembre 2025, les défenseurs des droits humains Mustapha Djemali et Abderrazek Krimi seront jugés devant le tribunal de première instance de Tunis, aux côtés de quatre autres personnes. Visés par des accusations infondées, ils risquent jusqu’à 13 ans de prison.
Lors de la première audience, le 16 octobre dernier, les avocats de ces deux défenseurs des droits ont défendu le travail légitime de leurs clients et demandé leur mise en liberté provisoire, requête rejetée par le juge. Ils ont également demandé l’ajournement du procès, ce qui leur a été accordé jusqu’au 24 novembre. Enfin, leurs avocats ont demandé que le HCR soit représenté à titre de témoin, afin de confirmer que les activités du CTR sont conformes à l’accord de coopération entre la Tunisie et le HCR, ce que le juge a également refusé. Une répression ciblée contre la solidarité envers les réfugié·es
Depuis mai 2024, Mustapha Djemali, fondateur du Conseil tunisien pour les réfugiés (CTR), une organisation locale réputée travaillant en partenariat avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), et Abderrazak Krimi, chef de projet au sein du CTR, sont injustement détenus en Tunisie. Leur arrestation s’inscrit dans une vague de répression visant à la fois les personnes réfugiées et migrantes et celles et ceux qui défendent leurs droits. Ces défenseurs des droits humains sont poursuivis sur la base d’accusations infondées liées à leur travail humanitaire, notamment l’organisation (…)
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