Arrêtée en juin 2025 à Kigali, Victoire Ingabire est accusée d’avoir conspiré avec ces neuf personnes, arrêtées entre octobre et décembre 2021 après avoir participé à une formation sur l’action non violente et la planification de campagnes. Elles sont notamment inculpées d’avoir « formé ou rejoint une organisation criminelle », « conspiré en vue de commettre des infractions contre le gouvernement » et « incité à des troubles au sein de la population ». Les personnes concernées contestent fermement ces accusations.
Amnesty International demande aux autorités rwandaises de libérer immédiatement ces dix personnes, détenues uniquement pour avoir exercé pacifiquement leurs droits fondamentaux.
UNE RÉPRESSION CROISSANTE DE L’OPPOSITION
Ces poursuites s’inscrivent dans un contexte plus large de restrictions visant l’opposition politique, les journalistes et la société civile au Rwanda. Les voix critiques sont régulièrement confrontées à des arrestations arbitraires, des actes d’intimidation, de harcèlement et d’autres représailles du fait de leur travail.
Pourtant, les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique sont protégés par la Constitution rwandaise ainsi que par plusieurs traités internationaux relatifs aux droits humains auxquels le Rwanda est partie.
AGISSEZ POUR LEUR LIBÉRATION
Personne ne devrait être emprisonné pour avoir exprimé pacifiquement ses opinions politiques ou participé à des activités civiques non violentes.
Signez la pétition et demandez aux autorités rwandaises de libérer immédiatement Victoire Ingabire, les huit membres du parti DALFA-Umurinzi et le journaliste détenu dans cette affaire.
