Stop aux poursuites à l’encontre de 11 activistes des droits des personnes LGBTQIA+ injustement poursuivi·es en Turquie !

Emirhan Şaşmaz, Kerem Dikmen et neuf autres membres du bureau exécutif et du conseil de surveillance de Genç LGBTI+, une association de protection des personnes LGBTQIA+ basée à İzmir, une ville à l’ouest de la Turquie, font l’objet de poursuites judiciaires injustes.

Ils·elles sont actuellement jugé·es pour infraction à la Loi relative aux associations, un texte régissant le fonctionnement des organisations de la société civile pouvant être invoqué dans le but de limiter leurs activités ou même de les dissoudre. Ils·elles sont par ailleurs accusé·es d’avoir agi de manière contraire à l’Article 41 de la Constitution, qui protège « les droits de la famille et des mineur·es ».

Ces mesures bafouent la liberté d’expression et d’association et introduisent une discrimination à l’égard des personnes LGBTQIA+.

Amnesty International demande aux autorités turques d’abandonner immédiatement toutes les charges qui pèsent contre ces 11 personnes. Mobilisez-vous contre cette injustice, signez la pétition.

CRIMINALISÉ·ES POUR LA DÉFENSE DES DROITS DES PERSONNES LGBTQIA+

Début 2025, une première enquête sur les membres du bureau de Genç LGBTI+ a été lancée pour « soupçons de facilitation de la publication de document obscènes » et « établissement d’une association pour des motifs interdits ou dans le but de commettre des actes répréhensibles ». Le 28 octobre dernier, le procureur général d’Izmir a émis un acte d’accusation contre 11 membres du bureau de cette association.

Les accusations d’« obscénité » et l’instrumentalisation de vagues lois relatives à la « moralité » qui ont mené à la décision sommaire de fermer l’association, ainsi que les poursuites visant les membres du bureau pour des motifs similaires représentent une restriction illégale de leur droit à la liberté d’association et d’expression.

Par ailleurs, en décembre 2025, dans une affaire distincte, le 3ème tribunal civil de première instance d’İzmir a ordonné la dissolution de Genç LGBTI+, décision ayant donné lieu à un appel qui est en cours d’examen.

DES LOIS VAGUES QUI PIÉTINE LES DROITS FONDAMENTAUX

Certaines lois en Turquie, telles que les textes relatifs à la moralité publique, instrumentalisent et utilisent à mauvais escient des idées subjectives au sujet des « mœurs » comme prétextes à des restrictions illégitimes à la liberté de réunion pacifique et d’association, en particulier en relation avec l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Les accusations liées à la diffusion de documents ou d’informations considérés comme « obscènes » sont dans les faits utilisées pour incriminer et réprimer l’expression d’identités non conformes aux normes dominantes.

La Turquie a le devoir de protéger l’exercice du droit à la liberté d’expression et à la liberté d’association de toutes et tous, en garantissant que ce droit ne soit pas restreint par des lois vagues et d’une trop grande portée, ainsi que par une application arbitraire.

INTERPELLEZ LE PROCUREUR GÉNÉRAL

S’engager dans une association qui défend les droits des personnes LGBTQA+ et s’exprimer en leur faveur ne devrait jamais être un crime.

Demandez au procureur général d’İzmir d’abandonner immédiatement les charges qui pèsent contre les membres du bureau de Genç LGBTI+. Signez la pétition.

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