Narges Mohammadi est en danger en prison

Mise à jour 8 octobre 2020 :

Bonne nouvelle ! Narges Mohammadi a été libérée de prison ! Elle n’aurait jamais dû être injustement emprisonnée pendant plus de 5 ans pour son activisme pacifique en faveur des droits humains. Un grand merci à tous ceux qui, dans le monde entier, ont travaillé sans relâche pour sa libération !

Mise à jour 17 juillet 2020 : Souffrante, la défenseure des droits humains Narges Mohammadi, injustement incarcérée depuis mai 2015, présente depuis le 29 juin des symptômes pouvant correspondre au COVID-19, notamment des quintes de toux, le souffle court, des douleurs musculaires et articulaires, et la perte d’odorat. Bien que son état s’aggrave, les autorités continuent de lui refuser des soins médicaux et refusent de l’informer des résultats d’un test effectué le 8 juillet. Cela met sa santé et sa vie en danger, particulièrement si l’on prend en compte son affection pulmonaire préexistante et son système immunitaire affaibli à la suite d’opérations chirurgicales en 2018 et 2019. ENFERMÉE POUR AVOIR DÉFENDU LES DROITS HUMAINS Narges Mohammadi est une éminente défenseure des droits humains en Iran, partisane d’une campagne contre la peine de mort et vice-présidente du Centre pour les défenseurs des droits humains en Iran, fermé de force le 21 décembre 2008 par les autorités. Le 18 mai 2016, la branche 15 du tribunal révolutionnaire a confirmé la peine de la défenseure des droits humains à 16 ans de prison pour plusieurs chefs d’accusation dont « adhésion au groupe [désormais interdit] Pas à pas contre la peine de mort », pour avoir « participé à un rassemblement et collusion contre la sécurité nationale » et « propagande contre l’État ». AVEC DE MULTIPLES PROBLÈMES DE SANTE, LA DÉFENSEURE EST EN DANGER Cette lourde peine intervient après des années de harcèlement ponctuées de périodes de détention, qui ont eu (...)

La défenseuse des droits de l’homme Narges Mohammadi a écrit une lettre ouverte depuis la prison dans laquelle elle affirme avoir été soumise à ce qui constituerait un traitement cruel, inhumain et dégradant lors de son transfert à la prison de Zanjan, dans la province de Zanjan, le 24 décembre 2019. Son transfert était apparemment des représailles pour sa participation à un sit-in pacifique dans le quartier des femmes de la prison d’Evin pour commémorer les manifestants tués par les forces de sécurité lors des manifestations de novembre 2019. Narges Mohammadi purge une peine de 10 ans de prison pour son travail en faveur des droits humains.

Dans sa lettre, Narges Mohammadi écrit que, pendant le sit-in, les autorités de la prison ont affirmé que son avocat était venu la voir, mais que lorsqu’elle s’est levée pour le rencontrer, elle a à la place été conduite au bureau du directeur de la prison d’Evin. Elle dit que le directeur de la prison lui a crié dessus, lui disant d’arrêter le sit-in ou elle devrait en assumer les conséquences.

Selon sa lettre, lorsqu’elle a tenté de retourner dans le quartier des femmes, un fonctionnaire de la prison lui a saisi le coude et l’a tirée en arrière avec force. Sa main a alors heurté et cassé un verre et s’est mise à saigner et, alors qu’on continuait à la tirer, son "épaule a fait un bruit fort".

Elle dit qu’elle a ensuite été entassée dans une voiture d’attente pendant qu’elle était frappée sur le dos par des fonctionnaires qu’elle croyait appartenir au ministère des renseignements.

Pendant le voyage de deux heures vers la prison de Zanjan, sa main a continué à saigner, ce qui lui a semblé particulièrement préoccupant alors qu’elle prenait des médicaments anticoagulants.

Depuis août 2019, Narges Mohammadi se voit refuser tout contact avec ses enfants, qui ont déménagé à l’étranger en juillet 2015 pour vivre avec leur père après son arrestation en mai 2015.

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