La police doit respecter et protéger le droit des manifestants pacifiques à Hong Kong

Des milliers de militants pacifiques pro-démocratie ont manifesté pendant plus d’une semaine à Hong Kong. Ils réclament des élections au suffrage universel réellement libres alors que le gouvernement chinois veut imposer ses candidats. Le vendredi 3 et le samedi 4 Octobre, ils ont du faire face à des attaques par des contre-manifestants . Ceux-ci ont affronté les militants pro-démocratie dans les quartiers de Mongkok et Causeway Bay. Des femmes et des jeunes filles ont été victimes d’agressions sexuelles, de harcèlement et d’intimidation. Amnesty International a recueilli des témoignages de première main au sujet de telles agressions et abus qui se sont produits alors que la police présente se refusait à intervenir. Cela a été recoupé avec d’autres sources telles que des informations venant d’ organisations de femmes, des médias, de vidéos accessibles au public etc. En outre, au moins un journaliste a été blessé alors qu’il faisait un reportage sur ces manifestations.

La police de Hong Kong a manqué à son devoir de protéger les manifestants pacifiques qui se faisaient attaquer. Des renforts de police ne sont apparus que des heures après que l’atmosphère se soit tendue, et elle a eu du mal à contrôler les événements. Il est difficile de savoir si la police a tout simplement sous-estimé le risque posé par des contre-manifestants, ou s’ils ont décidé de ne pas intervenir.

Les autorités gouvernementales doivent garantir le droit à la liberté d’expression de tous les participants à des rassemblements pacifiques. Les incidents violents doivent faire l’objet d’investigations effectives, et ceux qui ont commis des violations des droits humains doivent être traduits en justice.

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