Afghanistan. Une victime de viol âgée de 10 ans risque d’être victime d’un crime d’ "honneur".

Mise à jour du 24 novembre : Action clôturée. Bonne nouvelle : les membres d’Amnesty International délégués en Afghanistan ont été contactés par le bureau du président et informés du fait que les autorités afghanes surveillent de près le cas de Brishna et mettent tout en œuvre pour assurer sa sécurité. Brishna reçoit maintenant une assistance médicale et psychologique. Brishna, une fillette âgée de 10 ans de la province afghane de Kunduz, a été violée par un mollah local en mai 2014. Elle risque d’être victime d’un meurtre pour des questions d’« honneur » aux mains de sa famille et des membres de sa communauté. La militante des droits des femmes qui la soutient est en butte à des menaces de mort. La petite fille sur la photo n’est pas Brishna. Pour des raisons de sécurité, nous ne pouvons montrer son visage.

Peu de temps après son viol, le 1er mai, Brishna a été hospitalisée pour recevoir des soins, avec l’assistance de l’organisation Women for Afghan Women. Lors de son hospitalisation, sa famille et des membres de sa communauté ont menacé de la tuer. La responsable du centre d’accueil de Women for Afghan Women, Mme Hassina Sarwari, a raconté à un journaliste que, lorsqu’elle était venue chercher Brishna à l’hôpital pour la conduire au centre d’accueil, la tante de la fillette lui avait indiqué que des hommes de sa famille voulaient « la tuer et jeter son corps dans le fleuve ». En juillet, après que Brishna eut passé deux mois au centre d’accueil, des policiers locaux sont venus la chercher pour la ramener dans sa famille, en dépit du risque pesant sur sa vie.
Le mollah local accusé d’avoir violé la fillette a depuis lors été arrêté et inculpé de viol sur mineur. Transféré dans une prison de Kaboul, il est en instance de jugement. Les examens médicaux ont confirmé que la fillette était encore prépubère et avait été victime d’un viol avec violences.

Les femmes et les filles violées risquent d’être assassinées pour des questions d’« honneur », car on considère qu’elles ont « déshonoré » leur famille par un acte dont elles sont victimes. Mme Sarwari a elle aussi été visée par des menaces de mort de la part de proches de Brishna, de dirigeants religieux et de puissants membres de sa communauté, car elle a protégé la fillette. Ces menaces n’ont pas cessé, et elle craint pour sa vie.

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