Les procès inéquitables mènent à la peine de mort

La peine de mort recule de plus en plus dans le monde. Le nombre de pays qui ne la pratiquent plus augmente d’année en année. Cependant, en 2019, ce sont tout de même 657 exécutions qui ont été recensées, dans 20 pays. La peine de mort est cruelle et inhumaine. Elle est également discriminatoire et injuste. Trop souvent, les condamné·e·s à mort n’ont en effet pas pu avoir accès à un avocat et n’ont donc pas pu préparer leur défense correctement. À l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, agissez pour deux personnes qui n’ont pas eu accès à un procès équitable et qui risquent la mort. Sheikh Salman Al Awda, militant saoudien, pourrait être condamné à mort Sheikh Salman al Awda, militant politique en faveur de réformes en Arabie saoudite, est arrêté en 2017. Quelque temps plus tard, il est déféré dans le secret le plus total devant une cour spéciale. Il doit répondre de 37 chefs d’accusation liés à son activisme et ses prises de position. Il est aujourd’hui toujours détenu dans des conditions inhumaines et attend son second procès. Il encourt la peine de mort. Sheikh Salman Al Awda est un prisonnier d’opinion. Toutes les charges à son encontre doivent être abandonnées et il ne doit pas être condamné à mort. Barzan Nasrollahzadeh, mineur condamné à mort en Iran BONNE NOUVELLE ! LA CONDAMNATION À MORT DE BARZAN NASROLLAHZADEH EN IRAN A ÉTÉ ANNULÉE Agissez pour une justice équitable et l’abolition de la peine de mort Vous aussi, demandez à l’Iran et l’Arabie saoudite de permettre à chaque accusé·e (...)

La condamnation à mort de Barzan Nasrollahzadeh a été annulée

En 2010 en Iran, les autorités ont arrêté Barzan Nasrollahzadeh, alors âgé de 17 ans. Membre de la minorité kurde, il est accusé d’« inimitié envers Dieu » ainsi que de « participation à des complots d’assassinat ». Il n’a pas accès à un·e avocat·e avant le jour de son procès. Lors de celui-ci, il est condamné à mort.

Ce jugement est pourtant illégal. Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Convention relative aux droits de l’enfant, auxquels l’Iran est partie, interdisent strictement l’imposition de la peine de mort pour des crimes commis par des personnes âgées de moins de 18 ans.

De plus, son procès fut tout sauf équitable. Les « preuves » utilisées pour le condamner regroupent des enregistrements d’aveux réalisés sous la contrainte et la torture. La condamnation à mort de Barzan doit être annulée.

Amnesty International a appris que Barzan Nasrollahzadeh a été libéré de prison le 20 octobre 2020 après que la Cour suprême iranienne eut annulé sa condamnation à mort. Nous n’avons pas pu obtenir une copie de l’arrêt de la Cour suprême. Cependant, l’Agence de presse des militants des droits de l’homme, un groupe iranien de défense des droits de l’homme, a indiqué que la Cour suprême l’avait condamné à une peine d’emprisonnement ; et qu’en raison du nombre d’années qu’il avait déjà passées en prison, il pouvait être libéré car il était considéré comme ayant purgé sa peine de prison.

Nous vous sommes reconnaissants et vous remercions pour votre engagement pour Barzan Nasrollahzadeh !

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