Iran, le Docteur Ahmadreza Djalali risque d’être exécuté

Mardi matin, le médecin urgentiste irano-suédois Ahmadreza Djalali a téléphoné à sa femme Vida Mehrannia depuis son lieu de détention, pour lui faire ses adieux. Il a été placé en isolement à la prison d’Evin et informé par les autorités judiciaires qu’il serait bientôt exécuté. Amnesty International est profondément préoccupée par ces informations et exhorte les autorités iraniennes à ne pas exécuter le Dr Djalali, ainsi qu’à le libérer.

AGIR ? Interpellez par email la représentation de l’Iran à l’ONU : mission.iran@ties.itu.int et secretariat@iranembassy.be demandez à ce que Ahmadreza Djalali ne soit pas exécuté et qu’il soit libéré immédiatement. Vous pouvez aussi copier/coller le modèle de lettre de cette action urgente en cliquant ICI

« Nous sommes horrifiés de cette nouvelle. Ahmadreza Djalali a été condamné à l’issue d’un procès inique, entaché de torture, pour avoir refusé d’espionner pour le compte des autorités iraniennes. Il n’a rien à faire dans le couloir de la mort et doit être libéré au plus vite », explique Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d’Amnesty International.

« L’exécution pourrait avoir lieu de manière imminente. C’est intolérable. Nous appelons les responsables politiques et diplomates à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour convaincre les autorités iraniennes d’annuler la condamnation à mort du Dr Djalali avant qu’il ne soit trop tard. »

« Nous sommes horrifiés de cette nouvelle. Ahmadreza Djalali a été condamné à l’issue d’un procès inique, entaché de torture, pour avoir refusé d’espionner pour le compte des autorités iraniennes. Il n’a rien à faire dans le couloir de la mort et doit être libéré au plus vite. »

Amnesty International demande également que la nouvelle de cette exécution fasse l’objet de la plus grande publicité possible. Les autorités iraniennes doivent recevoir un signal clair que la communauté internationale les surveille.

Cette exécution aurait lieu alors même que le Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations unies a appelé les autorités iraniennes à annuler la condamnation à mort d’Ahmadreza Djalali et à le libérer. En outre, les organismes internationaux de défense des droits humains ont toujours considéré que le fait de prononcer une condamnation à mort à l’issue d’une procédure pénale qui viole les garanties d’un procès équitable constitue une violation du droit à la vie. Amnesty International s’oppose à la peine de mort dans tous les cas et sans exception, car elle constitue le châtiment le plus cruel, le plus inhumain et le plus dégradant qu’il soit.

« L’exécution pourrait avoir lieu de manière imminente. C’est intolérable. Nous appelons les responsables politiques et diplomates à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour convaincre les autorités iraniennes d’annuler la condamnation à mort du Dr Djalali avant qu’il ne soit trop tard. »

Complément d’information

Ahmadreza Djalali est spécialisé dans la médecine de catastrophe. Il a été arrêté et accusé d’espionnage en 2016, lors d’un voyage à titre professionnel en Iran. Pendant les dix premiers jours suivant son arrestation, personne ne savait où il était détenu. Fin octobre 2017, il a été condamné à mort à l’issue d’un procès manifestement inéquitable. Des « aveux » lui ont été extorqués sous la torture psychologique et il a passé les trois premiers mois de sa détention en isolement. Son avocat n’a été autorisé à lui rendre visite que sept mois après son arrestation.

Une pétition lancée par Amnesty International, exhortant les autorités iraniennes à annuler la condamnation à mort du Dr Djalali et à le libérer immédiatement et sans condition, a récolté plus de 125 000 signatures en Belgique.

L’Iran est le deuxième pays au monde après la Chine en termes de nombre de mises à mort. En 2019, l’Iran a exécuté au moins 251 personnes. Le pays organise également des exécutions publiques et exécute les délinquants mineurs.

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