Pologne, Il faut abandonner les charges retenues contre des militantes

Pologne LGBTQI Vierge Marie

Amnesty International se joint à plusieurs grandes organisations de défense des droits humains pour appeler les autorités polonaises à abandonner les accusations portées contre trois femmes, qui encourent jusqu’à deux ans de prison pour avoir diffusé des affiches représentant la Vierge Marie avec une auréole aux couleurs de l’arc-en-ciel LGBTI, alors que leur procès doit s’ouvrir le 4 novembre 2020.

Partout dans le monde, plus de 140 000 personnes se joignent à une campagne internationale pour demander au procureur général d’abandonner les charges retenues contre trois défenseures des droits humains – Elżbieta, Anna et Joanna – poursuivies pour avoir « offensé les croyances religieuses ».

« Au regard de l’absence d’éléments de preuve attestant d’une quelconque infraction dans cette affaire, il est clair que ces trois femmes sont jugées en raison de leur militantisme pacifique, a déclaré Catrinel Motoc, chargée de campagne pour l’Europe à Amnesty International.

« Le fait de posséder, créer ou distribuer des affiches comme celles qui représentent la Vierge Marie auréolée d’un halo aux couleurs arc-en-ciel ne devrait pas constituer une infraction pénale et est protégé en vertu du droit à la liberté d’expression. Les autorités polonaises doivent abandonner les accusations visant Elżbieta, Anna et Joanna, et modifier leur législation relative au droit à la liberté d’expression afin de l’aligner sur les normes internationales relatives aux droits humains. »

« Au regard de l’absence d’éléments de preuve attestant d’une quelconque infraction dans cette affaire, il est clair que ces trois femmes sont jugées en raison de leur militantisme pacifique. »

La première audience dans le cadre de cette affaire aura lieu le 4 novembre 2020 dans la ville de Plock.

Dans une déclaration conjointe, Amnesty International, Human Rights Watch, ILGA-Europe, Freemuse, Front Line Defenders et Campagne contre l’homophobie invitent le bureau du procureur général à abandonner les poursuites et à veiller à ce que ces trois femmes puissent mener à bien leur travail en faveur des droits humains, sans être harcelées ni subir de représailles de la part des autorités.

Pour consulter la déclaration dans son intégralité (en anglais), veuillez cliquer sur : https://www.amnesty.org/en/documents/eur37/3278/2020/en/

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