Times Higher Education décerne un prix à Amnesty International

Le prix de la « meilleure collaboration internationale [1] » a été attribué à l’enquête menée à partir d’informations disponibles en libre accès sur Raqqa, en Syrie.

« Nous sommes ravis et ce prix est une reconnaissance de ce que nous et nos partenaires universitaires à travers le monde savions déjà – le Service de vérification numérique n’a cessé de progresser depuis son lancement il y a seulement quelques années, a déclaré Sam Dubberley, responsable du Service de vérification numérique d’Amnesty International.
 
« Que ce soit pour rassembler des preuves numériques de crimes de guerre potentiels ou pour vérifier des contenus en temps réel dans le contexte de la récente vague internationale de répression des manifestations, notamment à Hong Kong, en Irak et au Chili, cette collaboration est à l’origine de certaines des recherches les plus pointues au monde sur la situation des droits humains.

« Les enquêtes menées à partir d’informations disponibles en libre accès ont vraiment révélé toutes leurs potentialités, en apportant de la profondeur et du contexte inestimables pour le journalisme, les procédures judiciaires et d’autres domaines. Les dizaines d’étudiants du Service de vérification numérique d’Amnesty International à l’Université d’Essex et ceux de nos cinq autres universités partenaires appliquent la même rigueur et la même méthodologie pour enquêter sur certains des sujets les plus urgents de notre époque en matière de droits humains, afin que les victimes obtiennent justice et que les auteurs présumés soient amenés à rendre des comptes.  »

L’Unité de vérification numérique de l’Université d’Essex (DVU) est l’un des partenaires fondateurs du Service de vérification numérique d’Amnesty International, qui comprend désormais des laboratoires de recherche à l’Université de Hong Kong, à l’Université de Pretoria, à l’Université de Cambridge, à l’Université de Toronto et à l’Université de Californie à Berkeley.
 
Le prix de la collaboration internationale de Times Higher Education a été attribué au Service de vérification numérique d’Amnesty International et à l’Unité de vérification numérique de l’Université d’Essex ainsi qu’aux autres partenaires pour leur travail commun d’enquête effectué à partir d’informations disponibles en libre accès sur la situation à Raqqa, en Syrie [2]. Leurs conclusions ont alimenté une enquête plus vaste réalisée par Amnesty International et Airwars, rendue publique en avril 2019, qui a révélé des éléments prouvant que l’offensive militaire de la coalition internationale dirigée par les États-Unis menée contre la ville de Raqqa entre juin et octobre 2017 a tué au moins 1 600 civils.

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